Groupe Bordeaux en luttes - Février 2022

Bonne année, malgré tout ? Nos meilleurs voeux pour les luttes, pour les résistances collectives diverses, pour que partout les habitants prennent leurs affaires en main, solidairement...

Et c'est parti pour une nouvelle année marquée par la crise sanitaire et les dérives antidémocratiques de la société. On connaissait les difficultés sociales, les souffrances notamment dans les quartiers populaires de la ville, entre chômage, précarités, mal-logement, environnement dégradé, pollutions diverses, les problèmes de transports, d'accès à la santé, à la culture... Voilà que depuis deux ans s'ajoutent toutes les complications liées à l'épidémie et surtout à la gestion calamiteuse de la situation par les pouvoirs, par l'État d'abord mais aussi par les collectivités locales.
Car il est clair que le gouvernement fait n'importe quoi depuis le début. Que d'incohérences et de mensonges, que de mépris envers les populations. Alors qu'une épidémie frappe la planète depuis deux ans maintenant, gouvernement et pouvoir d'État n'ont jamais été capables de mettre en place une véritable politique de santé publique.

C'est la question des services publics qui est centrale, le seul outil qui peut protéger réellement les populations. Un service public de santé (hôpitaux, médecine de ville...), un service public médico- social, un service public de l'éducation, mais aussi du logement, des transports, de la culture, enfin sur tout ce qui concerne les besoins fondamentaux.
Cette question des services publics redevient un incontournable. En fait, cela fait des décennies que l'on nous justifie les politiques ultralibérales, de privatisation, de rentabilité partout. La droite, l'extrême-droite, la gauche même, tous se sont pliés à l'égoïsme du système capitaliste.
Résultat, on a un monde qui efface tout ce qui est collectif, qui devient violent, un monde qui détruit la planète, qui détruit les droits sociaux, les libertés publiques, tout passe à la broyeuse. Et les pouvoirs deviennent autoritaires, agressifs, stigmatisants, répressifs, violents. Reste le pouvoir des dominants encore plus dominants, des ultrariches, d'un monde de privilégiés qui accumulent fortunes et pouvoirs. Et pour nous autres un monde de pauvreté, de maladie, de contrôles et de sanctions. Alors ça doit cesser. Mais pour cela, on n'a pas d'autres solutions que le combat social, qu'une mobilisation populaire profonde. On a besoin de retrouver de la confiance, de l'espoir dans la possibilité de changer les choses.
Et changer, ça veut dire qu'il faut répartir des richesses accaparées par les riches, les reprendre pour les contrôler démocratiquement et publiquement, les mettre là où c'est utile et urgent, pour la santé de toutes et tous, pour nos conditions de vie, pour la dignité des gens.

Si l'État est toujours du côté des fortunés, alors se pose la question de pourquoi les collectivités territoriales, parfois dirigées par la gauche comme ici à Bordeaux et en Gironde, ne jouent pas leur rôle de contre-pouvoir, en mettant tout leur poids dans des politiques de santé publique et en prenant des mesures qui répondent aux urgences sociales ?
Alors c'est à nous par en bas, c'est vrai ce n'est pas simple, de mettre la pression, de bousculer les pouvoirs, de les pousser à agir, c'est à nous d'exprimer nos colères, nos insatisfactions et nos besoins individuels et collectifs. On ne peut pas se résigner ou subir encore longtemps.
Un sursaut est vital car sinon la machine capitaliste va continuer d'écraser. Avec nos moyens modestes, avec nos petites voix, avec notre révolte, nous essaierons de faire entendre tout cela dans le parlement bordelais.